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Comment se faire éditer - 2e partie -
Comment se faire éditer 2e partie. Souvenez-vous du premier article de l’an dernier sur le sujet. Les pièges à éviter, la façon de présenter son manuscrit, la direction à prendre, les choix à faire,…
Vous avez écrit votre roman, vous l’avez lu et relu plusieurs fois, vous l’avez transmis à des amis, famille, collègues pour corriger à leur tour. Ensuite, vous avez votre manuscrit entre vos mains, et vous vous décidez de l’imprimer en recto relié entre elles par une spirale avant l’envoyer chez diverses maisons d’édition. Néanmoins, n’oubliez pas une chose, il faut vraiment que le contenu du manuscrit soit corrigé entièrement et correctement avant de l’envoyer. Je vous conseille de passer par un correcteur professionnel pour la touche finale. Vous aurez le choix parmi une liste de plusieurs professionnels dans ce domaine. Vous pourrez les connaîtres auprès des organismes des droits d’auteur sur internet. Les prix varient entre 300 et 800 €, tout dépend du nombre de signe et du correcteur/ /correctrice. La phase correction est terminée, vous pouvez l’envoyer par courrier aux maisons d’édition. Ce n’est pas participer à un concours, où les meilleurs seront choisis et publiés. Loin de là ! C’est pouvoir émouvoir un lecteur assis à son bureau submergé de manuscrits. Et ce lecteur éditeur se posera cette question : c’est un très bon manuscrit, mais est-ce que ça se vendra ?
Vous aurez une réponse négative ou positive entre un et quatre mois selon la notoriété de la maison d’édition.
Maintenant, je vais vous expliquer les différents contrats que vous aurez à choisir selon les Editeurs :
Le contrat d’Edition : Si vous avez la chance et le bonheur de recevoir une telle proposition par un éditeur, vous avez fait le plus gros du travail en décrochant la timbale. Vous aurez un contrat à lire et à faire lire dans les moindres détails pour ne pas être lésés de vos droits d’Auteur. En règle générale, vous bénéficierez entre 10 et 15% de droit d’auteur sur le prix de l’ouvrage. C’est un pourcentage monnaie courante.
Il existe entre 3 500 et 4 200 éditeurs en France. Une maison comme Gallimard reçoit 6000 manuscrits par an, pour n’en retenir que quelques dizaines, au mieux. Comment trouver son éditeur dans cette jungle et mettre le maximum de chances de son coté ? En procédant avec méthode et détermination !
En 2005, on estimait à environ 20 000 les auteurs ayant touché des droits d’auteurs, c’est à dire à qui leurs livres ont rapporté quelques petits sous. Moins de 2 000 d’entre eux ont reçu suffisamment d’argent pour pouvoir être considérés comme des professionnels de l’écriture, c’est à dire des gens dont le gros des revenus est apporté par leur activité littéraire.
Les 10 écrivains français qui ont le plus vendus en 2007
(source: Le Figaro Littéraire du jeudi 10 janvier 2007)
1 - Marc Lévy : 1 462 000 exemplaires
2- Guillaume Musso : 1 213 000 exemplaires
3 - Bernard Werber : 869 000 exemplaires
4 - Amélie Nothomb : 796 000 exemplaires
5 - Anna Gavalda : 751 0000 exemplaires
6 - Fred Vargas : 726 000 exemplaires
7 - Muriel Barbery : 686 0000 exemplaires
8 - Daniel Pennac : 538 000 exemplaires
9 - Maxime Chattam : 419 000 exemplaires
10 - Eric-Emmanuel Schmitt : 387 0000 exemplaires
Le contrat d’Auteur : Ce genre de contrat est à
éviter. En effet, l’éditeur peut vous proposer ce type de contrat en vous signifiant après avoir lu votre manuscrit par le comité de lecture à retenu notre attention pour la publication. Etant donné que
nous sommes une petite maison d’édition, il vous sera demandé une participation pour les travaux de couverture et mise en page. L’impression reste à la charge de l’éditeur. L’effort
financier consenti s’élève à… Alors, tout dépend de l’éditeur et tout dépend du nombre de page à publier de l’ouvrage. En principe, il vous sera demandé entre
2 220€ et 2 800€. Possibilité de verser en plusieurs fois ( trop aimable ). Si vous payez en une seule
fois, il vous sera gratifié de… Là aussi, tout dépend de l’éditeur, cela varie entre 20 et 50 exemplaires du livre que vous pourrez vendre ou offrir à vos
proches.
Pour finir, il vous payera en pourcentage les droits d’auteur dans une fourchette entre 20 et 25% du prix public du livre. Ce dernier sera évalué par rapport à une estimation du prix de marché. Attention, je vous conseille d’aller dans plusieurs magasins spécialisés pour vous rendre compte du prix possible selon le type d’ouvrage et du nombre de page.
Le contrat de Compte d’Auteur ou Auto-édition :
Le contrat de compte d’Auteur ou Auto-édition est idéal pour celui ou celle ayant eu un refus dans le monde d’édition. Ne baissez pas les bras car si vous tenez à faire éditer votre manuscrit, vous pourrez le faire puis le voir un jour votre manuscrit en vrai livre. Si vous le voulez, vous le pourrez aller jusqu’au bout de votre rêve. Si si !! Pour cela il suffit de trouver une maison d’édition souscrivant ce type de contrat. Vous courez à la pêche auprès de divers organismes au droit d’auteur comme la L’Oie Plate pour être diriger et mis sur le bon rail.
Sans le compte d’auteur, l’édition serait élitiste, et perdrait son côté populaire. Par ce moyen
d’expression démocratique, les auteurs désavoués ne pourraient s’exprimer, condamnés au silence (or un livre peut faire beaucoup de bruit). Pour la plupart des écrivains, ce serait une occasion
manquée et sacrée de se faire connaître, de faire vivre leurs écrits, de rencontrer des lecteurs, critiques, journalistes…
Le compte d’auteur peut signifier aussi « petites ou micro éditions », idéales pour ceux qui n’aspirent pas à une commercialisation grandeur nature, mais à une distribution locale, ou seulement
familiale. Ou tout simplement mettre leurs écrits en livres, plutôt que de proposer de simples photocopies.
La question, posée dans un pays où 2,5 millions de personnes déclarent s’adonner à l’écriture et où il se publie, bon an mal an, entre 1300 et 1500 nouveaux romans, a quelque chose d’absurde… En toute logique, tant que le livre vivra – et, bien qu’en petite forme, il est encore loin de la tombe – l’écrivain survivra.
Quelques écrivains en herbe rebroussent le chemin jusqu'à l'édition par découragement ou à cause de la méconnaissance du parcour pour y arriver sans écorchure. Ce monde littéraire est rempli d’embûche et d’obstacle jusqu’à éditer son oeuvre. Il y a certains d’entre eux avec plus de volonté et de courage arrivent à éditer son œuvre selon le contrat souscrit. Quelque soit votre choix, vous avez eu le courage d’écrire au moins une histoire, votre histoire, l’histoire d’un proche, écrire de la poésie, …..Bravo et Félicitation car ce n’est pas dû pour tout le monde.
Pour nous, nous avons choisi le compte d’auteur. Pourquoi ?
Un compte d’éditeur s’en sort mieux financièrement qu’un compte d’auteur ? Pas si évident que ça, surtout que la maison d’édition laisse l’auteur vendre ses romans en dédicaçant par exemple dans divers points de vente comme des librairies et recevant entre 10 et 15% de droit.
Un auteur compte d’auteur qui a mûrement réfléchi à son projet, qui a limité ses risques, peut rentrer dans ses frais, sans pour autant toucher le jackpot, ni sortir de best-seller. Il aura l’avantage de recevoir 100% de droit d’auteur en le vendant en direct (Auteur-Client), et 70% en le vendant en magasin spécialisé (Auteur-Diffiseur-Client).
Je vous souhaite bon courage dans votre recherche et dans le projet, de réaliser votre rêve.
ECRIRE ET EDITER SON ROMAN