Lundi 7 septembre 2009
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Triathlon de Paris 2009 – Hippodrome de Longchamp
Des femmes, enfants et hommes au bord du trottoir de Longchamp acclamant des participants lors de ce Triathlon situé aux abords et dans l’hippodrome où normalement
les courses hippiques sont courus tout au long de l’année avec parieuses, parieurs excitant et hurlant sur le cheval voulant voir arriver avant les autres pour gagner le paris.
Aujourd’hui, c’est au tour des 1100 triathlètes femmes et hommes, jeune et moins jeune, valide et non valide couvrant la distance des trois disciplines en nageant 1500 mètres dans la seine où
personne n’ose tremper même le bout de l’orteil, parcourant en vélo les 40kms sur les routes du bois de Boulogne qu’empreintes habituellement les automobiles au quotidien enfin pour finir courant à
pied les 10kms autour de l’hippodrome à deux reprises. Le soleil est présent, le vent est absent, et, la température n’est pas trop élevée qui nous arrange bien surtout moi.
Je rentre dans l’hippodrome pour la première fois en course à pied quand j’entends un spectateur dire « Laurent Jalabert est juste derrière !!! » « Quoi ? Le Laurent Jalabert le champion cyclisme,
le multiple vainqueurs d’étapes du tour de France, le champion du monde est derrière moi ? ….C’est pas possible !!! » me suis dis. Et bien non !!! Le speaker annonce à voix haute au même moment où
je longe les gradins de cet hippodrome fin de mon premier tours en même temps de la première féminine franchit la ligne d’arrivée avant Laurent qui va en finir quelques secondes plus tard me
distançant à peine de 5 Kms environ.
Tout à commencer au levé de ce dimanche 30 août 5h30 du matin. Le réveil est assez surprenant à cette heure où normalement nous dormons à point fermé à part les quelques milliers de fêtards
revenant de soirées comme les boites de nuit. Pour ma part, je dois être présent avant 7h30 à l’hippodrome pour participer au troisième triathlon de Paris où m’attendent les organisateurs,
spectateurs et concurrents.
6h, je suis prêt ainsi mon sac de compétition que je dépose dans la voiture après avoir fermé l’appartement et faire vibrer la scenic. La lumière du jour n’est pas encore levée quand je roule sur
les routes de l’Oise avant celles du Val d’Oise et autres départements pour arriver à Paris.
Le parking est déjà bien rempli de véhicules et de personnes marchant en direction du parc à vélo où les 1100 bécanes sont déjà en place depuis la veille sur chaque emplacement selon le numéro du
dossard.
Le mien est le 379 où le numéro 11 n’existe plus, mieux il tourne autour.
3 et 7 font 10, 3 et 9 font 12.
Drôle quand même... où ce numéro m’avait poursuit depuis plus d’un an.
Je dépose mes affaires à côté de mon vélo, mes chaussures de
cycliste et de coureur à pied, mon dossard, mon casque avant de préparer mes affaires de natation.
Nous sommes appelés à 7h45 à marcher jusqu’à la passerelle de l’Avre où sera donné le départ. Nous devons y aller à pieds nus ou à claquettes par les uns ou à chaussettes pour les autres sur cette
route d’une distance de 1300 mètres pour atteindre le bord de seine. Prévoyant, j’enfile que le bas de la combinaison durant ce parcours avant de le vêtir entièrement juste avant de sauter dans
l’eau de la seine.
Elle est plutôt bonne avec une température de 21° en nageant quelques mètres mais en prenant au passage quelques morceaux de branches d’arbres ou un truc de ce genre. Pas de panique, je m’échauffe
en allant dessous du pont où les autres nageuses et nageurs m’attendent.
8h30 le départ est donné sous les applaudissements de quelques
spectateurs regardant les triathlètes nageant en destination du pont de Suresnes distante de 1500 mètres. Je nage sans penser à autres choses, nager en évitant les coups qui partent à droite et à
gauche. J’accélère pour me créer une bonne ligne d’eau sur quelques longueurs et kroller librement. Vite dit car je percute à nouveau un pied, une main, un bras du concurrent me précédant. Je me
faufile comme je ferai dans les rues de paris en voiture. Je me sens bien et je vois le pont arriver proche de moi tout en logeant les gros bateaux restaient à quai à un mètre. Original de pouvoir
nager aussi proche d’eux sous les yeux admiratifs des locataires des péniches. L’escalier est proche pour sortir de l’eau et de cette scène. J’attends mon tour pour y accéder à la terre ferme,
pouvoir prendre le chemin à pied en courant durant 900 mètres vers à l’hippodrome où est situé mon vélo. Je retire ma combinaison durant ce chemin où tapis bleu est présent pour pas abîmer nos
petits pieds sur le chemin de terre avec quelques petits cailloux.
J’y arrive en 5 minutes en mettant le plus vite possible ( 30secondes environ) le casque, lunette, chaussures avant de prendre à bout de bras le vélo jusqu’à la ligne de départ situé à 400 mètres
de là. J’enfourche le vélo mais je dois rouler doucement jusqu’à la route et les 40 Kms à parcourir.
Je me sens bien…très bien même. Mon hernie ne m’embête pas et aucune sensation de mal être. Je mets le grand braquet pour tout donner comme ceux qui sont à ma droite
et à ma gauche. Je roule de plus en plus vite en prenant en chasse les suivants à 38kms/h. Tout se passe bien et me sens en forme jusqu’au moment où nous devons tourner à droite en relaçant la
machine sur une route élevée à plus de 35kms/h. Que c’est dur d’aller à cette vitesse même pas eu le temps d’avaler du solide et liquide. Mon corps me demande de ralentir pour m’alimenter que je
fais aussitôt en laissant partir les quelques coureurs devant moi. Quelques secondes plus tard, je me remets sur les pédales pour foncer à grande vitesse. Un groupe de coureurs me dépasse à 42kms/h
en me disant « accroche-toi si tu peux !! » Bien sur que je peux en serrant les dents et prenant la roue d’un d’entre eux.
Les virages, les montés, les ronds points, les
relances sur ses Avenues de porte Dauphine, Porte Maillot, Hippodrome d’Auteuil ne me font pas faiblir en restant caler derrière eux. Le premier tour de 20 Kms se termine avec de bonnes sensations
sur le vélo. Le deuxième sera un peu plus dur à cause de la fatigue qui grandit kilomètre après kilomètre mais je maintiens le cap avec ce groupe où j’aperçois un non valide roulant avec une seule
jambe filmée par France télévision juste devant moi. Je ne sais pas comment il fait car même moi je souffre avec mes deux jambes. Le parcours vélo est fini en prenant en fin de parcours un petit
chemin dans l’hippodrome jusqu’à la ligne d’arrivée vélo qui s’en suit d’une petite course à pied guidon à ma main durant quelques mètres.
Je dépose la machine, je retire les chaussures pour enfiler mes baskets pour me lancer sur les deux tours de l’hippodrome de 5kms chacun. Mes jambes me portent bien, mon souffle est présent, ma
tête est sur mes épaules, et mes idées sont claires..
Je dois gérer, gérer sans s’arrêter, pas s’arrêter,
aller jusqu’au bout, ne penser qu’à la ligne d’arrivée en s’aidant avec ses bras. Le premier tour est fini avec une foulée sans excès où Jalabert m’a pris presque un tour soit 5kms d’intervalle
ainsi de la première féminine. Je ne baisse pas les bras en prenant mes jambes à mon cou enfin.. pas facile à ce moment de la course. Les pom pom Girls donnent de la voix en bougeant leurs pom pom
sur le podium situé à un mètre des coureurs et coureuses. La fatigue commence à se faire sentir mais je ne relâche pas mes efforts sur ce parcours assez plat sauf en passant sous un tunnel avant
remonter vers les spectateurs nous acclamant. J’accélère par moment mais les crampes commencent à faire ses apparitions qui me font ralentir quelques peu en soufflant souvent. Il me reste 2kms et
je prends la foulée de ceux qui me dépassent à une vitesse bien emmenée. Je serre les dents, j’allonge ma foulée, je souffle de plus en plus profondément jusqu’à l’entrée de l’hippodrome où
l’arrivée est proche. J’accélère de plus en plus mais sans pouvoir dépasser les suivants à quelques pas de moi. Tant pis, c’est à ce moment là où...
...le speaker scande mon prénom et nom pour annoncer mon arrivée au bout de 2h 37mn et 33 secondes à la 551 éme places parmi les 1100 participants qui
est juste la moitié du classement.
Heureux de ce temps et de ce classement où sur ce même parcours l’an dernier il m’avait fallu 3h01mn. La médaille est à mon cou pour me féliciter d’avoir fini sourire aux
lèvres.
L’an prochain, je suis prêt à relever le défit pour faire mieux où le départ sera donné au trocadéro.
Par Colsenet
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Publié dans : Competition Triathlon 2009
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